Le Mans Pop Festival 2021

LA CAVALE

LA CAVALE

A l’Origine
En 2011, après sept années passées en Allemagne, Marina Tzem fraîchement débarquée à Paris avidement à
poursuivre ses explorations poétiques et musicales entamées sur les scènes berlinoises. Elle rencontre Amélie
Boissonnet, son violon et sa passion pour les mélodies d’Europe de l’Est. La voix s’accorde au violon et se pose sur la  pompe manouche de deux guitaristes gitans croisés en chemin.
Un peu plus loin, la formation autour de Marina et Amélie se recompose pour devenir 100 % féminin. Une
accordéoniste, une guitariste et une clarinettiste les rejoignent et permettent de pousser les expérimentations,
d’esquisser les premiers contours d’une histoire commune. On nomme le projet : « La Cavale ». Parce que fuir c’est quand même mieux. Courir pour de nouveau respirer. Vivre la musique pour prendre la route, provoquer les rencontres, faire des ponts entre les lieux de résistance culturelle.
La composition collective s’amorce, sur les textes originaux de Marina Touilliez, autrice et interprète.

La Cavale, depuis 2015
C’est en 2015 que le groupe trouve sa forme définitive avec l’arrivée d’Antoine Allièse à l’accordéon. Le musicien,
ancien accordéoniste des
Yeux d’la tête, fait résonner l’héritage de la chanson française dans la musique du groupe parisien. La contrebasse de Benjamin Chabert, qui les rejoint, vient mettre la dernière patine à la musique à la fois familière et onirique de La Cavale.

Empruntes de musiques tsiganes, de Klezmer ou des airs de cabarets, les mélodies de La Cavale n’ont aucune
frontière et s’inspirent aussi bien de l’univers d’
Emir Kusturica, des musiques traditionnelles, de Dikanda, de La
Caravane passe
que de ceux de Lhasa de Sela ou de Mano Solo.
La Cavale se rode sur les planches des cafés-concerts. Les Trois Arts à Paris et le bateau El Alamein deviennent pour un temps ses lieux de rendez-vous réguliers.
Mais l’ADN du groupe est de faire prendre l’air à ses chansons, de les affûter au
voyage : Lyon, Arles, Avignon, Marseille, Carpentras, Saint Malo, la Nièvre et l’Yonne,
le Tarn, la Corrèze et la Creuse…
Le projet s’assume politique et s’invite à des événements qu’il souhaite soutenir :
le festival des troquets de Paris, organisé par les éditions l’Echappée en 2016, les lieux de liberté sociale et artistique de la Villa Mais d’ici, et du Jardin d’Alice, une lecture concert dédiée à Marina seataeva à la librairie Quilombo (2018), des concerts
auprès de personnes en situation de handicap mental…

Le groupe est accueilli tant sur les scènes de la chanson française que sur les scènes de musique balkan. La Cavale joue à la Menuiserie de Pantin, au Forum Léo Ferré d’Ivry sur Seine, sur la scène ouverte du festival Django Reinhardt à Fontainebleau …
Le groupe tisse un réseau de musiciens et amis à travers ses rencontres au Festival des Balkans de Taconnay, au
festival Pied au Planchez, au Café Plùm à Lautrec, au en Corrèze… jouer devient une question de solidarité, une
condition indispensable à la rencontre et au lien.
Animé par le souhait d’enregistrer ses chansons et de composer, le groupe réalise en octobre 2019 une résidence au Château de Monthelon, lieu vivant de création artistique et circassienne dans l’Yonne où il enregistre son premier disque éponyme : « La Cavale – Cabaret nomade ».