CHRISTOPHE BOURDOISEAU

Christophe Bourdoiseau est né en 1967 aux Pays-Bas d’un père français et d’une mère allemande. Il a grandi à Rotterdam jusqu’en 1970, à Milan (Italie) jusqu’en 1975 puis à Ville-d’Avray en France dans les Hauts-de-Seine (banlieue de Paris). À 12 ans, il prend des cours de guitare classique. Il S’accompagne également avec cet instrument pour chanter Brel et Barbara et surtout Georges Brassens qu’il apprécie pour la qualité de ses textes et de ses mélodies. À 23 ans, après la chute du Mur de Berlin, il voyage dans les pays de l’Est du bloc communiste (Chine, Roumanie, Allemagne de l’Est, Tchéquie, Russie). Il en tirera beaucoup d’inspiration pour les textes de ses chansons. Il s’installe en 1994 à Berlin dans le quartier de Prenzlauer Berg où il vit le processus de la réunification d’une ville divisée pendant 28 ans par le Mur. Christophe Bourdoiseau n’abandonnera par pour autant sa passion pour la chanson française. Musicien solitaire, il décide l’aller à la rencontre du public d’abord dans son café berlinois où il soumet ses premières compositions à ses amis. Les concerts se déroulent dans les petites salles encore chauffées au charbon dans son quartier de Prenzlauer Berg. « À Berlin, il a trouvé sa vraie passion : la chanson », écrit Radio France international (RFI). Il joue aujourd’hui à travers toute l’Allemagne (Magdeburg, Theater in Lutherstadt Eisleben en Sachsen-Anhalt, Festival Kurt Weill à Dessau, Nikolaisaal à Potsdam, Institut Français de Berlin, Admiralpalast, Dussmann, Grüner Salon de la Volksbühne). « Atypique mais attachant, habile guitariste, Christophe Bourdoiseau jongle avec les mots et les rimes sans jamais s’essouffler », écrit La Gazette de Berlin à la sortie du premier album. Il a remporté deux fois le concourt de musique populaire de la Mairie de Berlin (Rotes Rathaus) avec comme prime deux semaines de studio d’enregistrement.

Ses textes sont inspirés d’histoires volées à quelques rencontres oubliées, à des amours de passage, à des amitiés passées, à des souvenirs déterrés, à la France, à Paris, à Berlin. Le chanteur français, qui écrit des chansons au sens traditionnel du terme, est accompagné d’un trio de musiciens d’Europe de l’Est qui mettent du swing à ses chansons dans des rythmes très slaves.

« Avec l’ensemble Trio Scho, il perpétue une grande tradition – celle de la chanson française – mais sans la copier », écrit le quotidien Mitteldeutsche Zeitung.

Christophe Bourdoiseau et ses musiciens au Grüner Salon de la Volksbühne à Berlin en octobre 2011 « Quand le swing venu de l’est rencontre la légère mélancolie de la chanson française, le tout inspiré par Berlin, ça reste dans la tête », écrit Le Petit Journal

Le premier album « Tant de saisons perdues », autoproduit, a été très bien reçu par le public. Christophe Bourdoiseau chante la bohème du Berlin d’après la chute du Mur.

Christophe Bourdoiseau publie un deuxième album en 2009 sur Paris et sa banlieue où il signe une nouvelle fois texte et musique. L’album « Constellation périphérique » se veut plus politique. Il dénonce l’inertie de la France face à ses banlieues (« France »), fait le portrait de deux prostituées (« Laila », immigrée du 18ème arrondissement et la « Nana » de Zola) où raconte l’histoire d’une paysanne obligée de quitter sa fermette pour la maison de retraite.

Le troisième album, « La mort du loup », est consacré à la poésie française. C’est un recueil de 15 grandes poésies mises en musique (de Richepin à Louis Aragon). Il a été arrangé par Gerald Meier, qui a notamment travaillé avec Udo Jürgens, le BBC Concert Orchestra, Barbara Schoeneberger et Klaus Hoffmann.