EDWARD BARROW
Edward Barrow
Artiste de l’intime, Edward Barrow nous livre une pop à la fois mélancolique et pleine de lumière qui trouve autant ses inspirations chez Leonard Cohen que chez Marie Laforet.
Cette mélancolie qui nous porte ici, nous fait voyager sur des terres oubliées, des paysages lointains cachés au plus profond de nous et qui soudain ressurgissent. Dès lors on se surprend à ressentir des choses jusque-là enfouies par pudeur.
Car c’est bien de pudeur dont il s’agit ici. Edward Barrow écrit ce qu’il est incapable de dire aux personnes qu’il aime ou qu’il a aimées. Alors pour lui les mots doivent être forts, l’écriture précise et ciselée, la musique sensuelle et organique pour arriver à une seule et unique chose, émouvoir.
Ces chansons délicates parlent de nous, de nos vies, de nos amours. De la difficulté à se défaire de son passé, de la force du désir amoureux, de nos abysses intérieurs ou encore de la tristesse de vivre sans amour quand celui-ci s’éteint.
Mais pour Edward Barrow ces chansons sont aussi un lien intime qu’il tisse avec des êtres aimés aujourd’hui disparus, une conversation ininterrompue qui aide à vivre avec le manque, un fil inusable qui rassure et rend heureux.
Après 2 EP (Une vie entière en 2021 et Manzatore en 2025) aux arrangements luxuriants et aux cordes flamboyantes, Edward Barrow revient maintenant avec un album au son plus dépouillé, pour se concentrer sur l’essentiel selon lui, l’émotion qui nait de la voix.
Avec Yann Arnaud aux commandes et Olivier Marguerit aux arrangements, il tisse 10 chansons à fleur de peau dans les quelles la subtilité des instruments se mêlent à la profondeur des choeurs (interprétés par Emma Broughton et Lonny) pour mieux sublimer sa voix et ses mots.
Dans ce nouvel album resurgissent des souvenirs de vacances d’été, les longs trajets en voiture pour arriver sur le bord de mer, les amours passionnées dans des eaux sombres, le sable brulant et l’odeur du chlore, mais aussi le souvenir de ceux qui faisaient le sel de ces étés et qui aujourd’hui sont si loin d’ici, le fantasme de les voir revenir de ce long voyage durant lequel ils se sont perdus, et le besoin de les garder au fond de soi pour faire rempart à l’automne et vivre dans un éternel été.


