CASSIEN
Cassien
Cassien est originaire de Poitiers. Pendant longtemps, il a été celui qu’on appelle pour jouer sur les projets des autres — bassiste, chanteur, compositeur d’appoint. Il connaît bien ce rôle, cette place en retrait. Début 2024, quelque chose change. Non pas une révélation brutale, mais plutôt un mouvement lent, une envie qui s’installe. Il décide de partager ses propres compositions, cette matière qu’il a accumulée en silence.
Cassien écrit des chansons comme on rêve tout haut. Entre électro, folk et pop, il compose des paysages sonores où l’on se perd avec plaisir, un mélange de pulsations modernes et de sincérité brute. Les tonalités sont souvent mineures, l’énergie présente mais jamais agressive. Il y a quelque chose de la mélancolie énergique chez lui — pas sombre, pas euphorique. Entre les deux. Une musique qui fait bouger le corps sans chercher l’extase, qui touche l’émotion sans tomber dans le pathos.
Son projet repose sur une idée simple : le mouvement intérieur. Pas l’exploit, pas la démonstration. Plutôt le geste quotidien, l’effort répété, la détermination calme de ceux qui avancent sans bruit. Il écrit comme on se reconstruit — fragment par fragment, morceau par morceau. “J’y crois encore”, c’est le titre de son EP mais aussi son mantra, cette petite phrase qui revient, qui insiste doucement.
Visuellement, Cassien développe un univers de fragments et de reconstruction. Des corps découpés qui flottent dans l’espace, une palette pastel douce — bleu, lilas, rose pâle. L’esthétique du collage suggère le mouvement sans le montrer frontalement. Chaque visuel évoque cette idée qu’on avance petit à petit, qu’on se recompose lentement. C’est poétique, doux, déterminé.
Repéré par le Chantier des Francofolies dès 2024, Cassien fait partie de la sélection 2025. Son EP “J’y crois encore” sortira fin septembre 2026, précédé de deux singles en mai et en août. Sur scène, il joue en duo. Et là, les morceaux changent de peau. Ce qui semblait calme sur disque prend une autre ampleur. L’électro devient physique, la pop se danse vraiment, la voix porte différemment. Mais toujours avec cette retenue, cette présence lumineuse qui refuse le spectacle creux.
D’une voix douce, Cassien crée des espaces de liberté, où l’on pense, où l’on bouge, où l’on respire autrement. Il ne cherche pas à tout casser. Il avance, juste. Il installe une continuité. Un souffle, fragment par fragment.


