ONKIDORI
Onkidori
ONKIDORI est un mot qui ne veut rien dire — ni en japonais, ni en basque. Il emprunte son éclat à Hunky Dory de David Bowie, comme un sourire en coin. Vous n’y trouverez pourtant ni paillettes ni guitares flamboyantes : ici, la matière est ailleurs. Le trio ONKIDORI dessine une pop en français, délicate et joueuse, née de collisions, de détours et de correspondances inattendues.
Au centre du projet, Alain Gibert. Longtemps solitaire — un EP et deux albums sous son nom — il choisit un jour d’ouvrir les fenêtres et de faire entrer d’autres voix. Auteur et compositeur, il écrit désormais pour un collectif et confie le chant à Camille Pouget. Venue du théâtre et du mouvement — auteure, metteuse en scène, comédienne, musicienne, danseuse — elle apporte à ces chansons une légèreté piquante, une manière de dire et de chanter qui évoque des cocktails en clair-obscur, à la fois frais et doucement amers.
Le trio se complète avec Fred Lafage, complice de longue date d’Alain Gibert. Multi-instrumentiste, réalisateur et ingénieur du son (Zaz, La Zarra, …), il façonne l’identité sonore ONKIDORI et donne au projet sa pleine cohérence.
Mélodies addictives, textes à plusieurs niveaux de lecture, voix entremêlées, influences anglo-saxonnes et échos aux grandes heures de la chanson française composent un ensemble à l’apparente légèreté.
Car derrière cette forme accrocheuse se dessine un fil plus profond, interrogeant les apparences — séduisantes et trompeuses — dont il convient toujours de se méfier.
De « Passer à l’orange » à « Île déserte », cinq chansons paraîtront au fil des mois comme on laisse infuser une histoire. Elles tracent un territoire où le sérieux ne chasse jamais le sourire, où l’élan pop se nourrit d’héritages multiples — l’insouciance des sixties, l’évidence mélodique des années 80 — portés par une production qui refuse les modes passagères.
ONKIDORI avance ainsi par touches successives, animé par le goût du jeu, la jubilation du chant partagé et cette conviction tranquille qu’on peut toucher juste, questionner le monde tout en restant léger.


