MAÏTAGARI

La rive vient souvent à qui sait la rejoindre. Maïtagari a probablement rencontré plusieurs fois Neptune en remontant du sud (Toulouse) au nord (Paris). Dix années d’apprentissage. Plusieurs sources.

En éclaireuse, elle bouscule les balises. Physique jusqu’à la moelle, sa voix est une danse débridée. La discipline du jazz lui confère une oreille attentive et un sens de l’observation. Puis sont apparus des immeubles, des trottoirs, les ambulances ordinaires et les répétitions de la vie. Elle malaxe… et met de l’audace dans ses paroles. En multipliant les envois, elle obtient une subvention du Fonds régional pour les Talents Émergents (FoRTE). C’est au sein de La Manufacture Chanson qu’elle va continuer à maîtriser l’ascension par un accompagnement professionnel sur plusieurs mois. Elle pose sa voix sur son premier territoire, son premier titre, son premier clip ; ce sera, « Sans me lasser », un texte de Marina Tsvetaïeva (sublime poétesse russe à qui Dominique A a dédié une chanson).

Sur les planches, elle s’entoure de Pierre Petitjean pour la percussion et Manu Tovski pour les étendues en couleurs. Le trio devient une machine électro meets péplum qui bat d’un coeur à l’unisson et franchit le 4ème mur.

Un premier EP est en gestation.

D’ici là, des concerts à venir dont 3 dates à La Manufacture (21 janvier / 4 et 18 février).