irmane

Chanson brute et mélancolique

Irmane est né de la rencontre entre Marine Cotte-Sélignac au chant et Stéphane Fitoussi aux guitares. Tous deux comédiens et musiciens, ils aiment, à travers ce court instant qu’est une chanson, créer un univers propice à l’échange, où l’émotion brute éveille un regard et une écoute singulière du monde qui les entoure.

Marine, depuis son plus jeune âge, vibre et transmet ces ondes par son corps et sa voix : danse, théâtre, cirque (voltigeuse en main à main) et musique évidemment !

Bercée par les grands noms de la chanson (Catherine Sauvage, Barbara, Léo Ferré mais aussi Mano Solo ou Catherine Ringer…) elle se plaît à crier, gueuler, susurrer et enjôler pour parler à l’autre, à toi, à moi, à celui d’à côté ou à celui qu’elle ne connaît pas encore, qu’elle ne connaîtra jamais et qui pourtant l’attire…

Stéphane, quant à lui, livre, dans son jeu de guitare et ses compositions, un appui solide et discret, qui donne son sens à la mélodie et à la voix qui interprète : une présence musicale entre tension et souffle.

Mais en scène, il laisse toute sa place à la surprise et à la fantaisie ; comédien et clown, il apporte aux chansons, ce sens du jeu et de l’instant présent.

Après la sortie de leur premier EP, tout simplement intitulé Irmane, aux sonorités jazz et gouaille parisienne, ils tournent plusieurs années et se produisent notamment en première partie de Jeanne Cherhal. Après un temps de maturation pendant lequel ils n’ont cessé d’écrire et de composer et où la scène sous d’autres formes, les a occupés , ils reviennent aujourd’hui avec un nouvel EP, « Veille », six titres à l’orchestration bien différente, un son plus électrique, des mélodies plus brutes, plus mélancoliques.

La nuit, lorsque les heures s’étirent, que les pensées défi lent, que notre esprit s’évade en prise avec le temps qui passe, la veille nous ramène à la nécessité de dire.

Attentif, à l’écoute de soi et des autres, entre bienveillance et vigilance, l’état de veille pousse à aiguiser le regard jusqu’à ouvrir de nouveaux espaces d’expression.

Silencieusement, la veille enregistre, absorbe, encaisse, enfle ; une attente fébrile du jour à venir qui appelle la voix.

Ces six chansons-veilleuses livrent ce qui nous blesse ou nous emporte.

Ce qui nous incite à partager.

Dire, à voix haute, à quelqu’un.

Encore.

On les a vus…

Depuis leurs débuts, ils ont donné de nombreux concerts dans les bars et petites salles parisiennes (Manufacture Chanson, Forum Léo Ferré, Péniche El Alamein, Living bar, Confluences, le Kibélé, le Chat Noir…) et ailleurs (Espace Saugona à Mamers, festival Les Musicalies en Sologne, le Festival d’été de Saumur en Auxois…) et ont notamment reçu, le prix d’interprétation et prix spécial du public du tremplin « Comme une romance » Paris-Boule Noire.