gisele pape

Elle aime l’âge de la forêt et les tourbillons des boules à facettes.

En exploratrice de la matière sonore, Gisèle Pape tisse des chansons picturales où les mots, les sons, les voix, créent une musique propice à la rêverie et à l’émotion, faisant résonner la nature et les corps.
Dans le sillon d’une chanson buissonnière ouvert par Dominique A ou Françoiz Breut, Gisèle Pape peuple ses paysages de songes et de ritournelles hypnotiques, de corps fragiles, de lucioles gardées près de soi pour éclairer les ombres et de pisteurs en quête de l’immensité perdue des plaines.

C’est à Belfort qu’elle apprend patiemment l’art des fugues et de la quinte sur l’orgue du conservatoire, entre deux échappées en forêt. Elle choisit pourtant pour études le cinéma et l’école Louis Lumière. Elle y fabrique des chimies, développe la pellicule, réalise des films expérimentaux. Pour en écrire les bandes-sons, elle se met à la guitare et emprunte un synthé analogique. Elle travaille ensuite dans la lumière de spectacle, part en tournée, enregistre les oiseaux au Brésil et la foule à Hong Kong. Elle se décide enfin pour la chanson. Ce seront des fables et des ritournelles, les harmonies de Couperin avec les expérimentations de Laurie Anderson, le minimalisme de Steve Reich avec les mélodies de Cat Power. Remarquée par La Souterraine et les Inrocks Lab, elle sort un premier EP, Oiseau, début 2016. S’ensuit presqu’une centaine de concerts, des cafés-concerts à la Fête de l’Huma en passant par la Maroquinerie et le Café de la Danse. En février 2020 est réédité Oiseau avec deux titres inédits, une manière de clore cette première page pour ouvrir celle d’un premier album à venir à l’automne 2020, Caillou. Un premier extrait, Les nageuses, est sorti sur la compilation Louterrainesem de la Souterraine.