CHIENS DE FUSILS

A l’origine du projet il y a les compositions de Bastien Legendre. Chansons telluriques, entre influences folk, rock planant et lyrique. Chaque morceau est un univers en soi, où la musique porte les mots et sert de décors aux scènes qui se jouent.

La préparation et l’enregistrement du disque solo « Peau Ou Plume » ont été l’occasion de fouiller le rapport entre la voix, les chœurs, avec la présence d’un tambour en forme de socle.

Puis il y a la rencontre avec Mathieu Lespagnol, percussionniste, et Gwendoline Bellenay, violoniste. Ce qui nous fonde et qui nous tisse, c’est l’amour des mots. Baptiste écrit des chansons, Mathieu des poèmes, et Gwendoline tresse des notes autour. C’est la recherche du son-sens, du mot-note juste, comme l’exacte profondeur qu’il faut atteindre et qui résonne dans toute poésie, dans tout parcours de vie, être là, où l’on se rêve.

Baptiste écrit des chansons, chante celles des autres, les fait chanter. Depuis longtemps, c’est sa machine à laver l’âme, à lessiver les abattements, à essorer les tristesses pour en ressortir des sourires. Seul ou avec Fir Hitzik, il joue partout, dans un bouge, devant un lit d’hôpital, pour les personnes capitonnées, pour les anciens un peu délaissés. Tout ça c’est toujours la même chose, projo ou pas projo, sono ou pas sono, il s’agit de chanter, d’être pleinement là, de vibrer, d’engager son corps, sa voix, d’être avec… Bercé par le rock, formé au lyrique, parti explorer les mélodies klezmer, il sort un album solo « Peau Ou Plume » aux notes envoûtantes et aux mots sensibles.

Mathieu c’est le mystérieux, percussionniste virtuose et poète. Il manie la frappe et la caresse des mots. Il enseigne les percussions, avec passion, patience et bienveillance. Mais il vibre trop pour ne pas en donner plus, alors il joue, beaucoup, avec Zaman Zaman, Fir Hitzik. Là il a pris une grosse caisse, l’a mise sur le dos et en explore toutes les facettes, de la caresse sableuse au fagot de bois, du bout des doigts au plat de la main.

Gwendoline, c’est l’exigence patiente, violoniste, elle sait le temps, la précision, l’ancrage d’un geste mille fois répété. Elle possède cette qualité rare chez les mélodistes de savoir se tresser au texte pour le magnifier. Dumiste dans les écoles, elle transmet à ses élèves son amour des mots et notes, le joie d’être en musique. Et parce que le violon est aérien, elle s’envole souvent pour des concerts avec Zaman Zaman, Traucaterme… Toujour sà l’affût d’un défi, elle a opté pour un violon king-size nommé alto.