AURE

Pour son dixième anniversaire, Aurélien Sandère reçoit de son parrain La balade de la mer salée d’Hugo Pratt, sa première rencontre avec Corto Maltese. Ayant plus le physique du Capitaine Haddock que celui du bel héros ténébreux de son enfance, il se met à la musique, pour plaire à la gente féminine. Et raconter des histoires.

Auré, c’est aussi un sourire, un rayon de soleil musical dans la brume du quotidien urbain et morose, une joie de vivre que Paris, sa ville natale, a souvent essayé de gommer. Et pour ne pas éteindre sa candeur et le pétillement de son regard, il a quitté sa « prison dorée » et son « spleen » par la même occasion. Pour mieux se connaître, il décide de partir et s’aperçoit avec surprise qu’il y a un monde civilisé au delà de Paris et que les belles choses ne sont pas seulement dans les aventures de Corto Maltese.

« Avec sa guitare et son appareil photo, c’est l’heure du départ vers son Eldorado… » musical. Il rêve de Bamako et file au Mali mais s’aperçoit que M y est aussi… Alors il prend le premier avion et débarque aux Etats-Unis. Il se perd dans le désert et découvre bien malgré lui Black Rock City, la ville éphémère du Burning Man où « les nymphes dénudées au milieu de la plage » l’enchantent et le poussent à se mettre à nu tout en gardant ses vêtements. Ce qui n’est pas évident. Il continue son voyage initiatique d’île en île, en passant par les Caraïbes et la Réunion.

Mais toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin, et contre toute attente, Paris lui manque. Il rentre avec un sourire jusqu’aux oreilles, des chansons dans sa besace et des images plein la tête pour faire partager ce road-trip onirique plein de douceur et d’humour.