ARON’C

L’ART…

Bicéphale insolite, quasi siamois, Aron’C, depuis 2007, c’est un atelier de confection artisanale composé d’un côté d’Aron Cohen – l’homme aux favoris, à la grosse caisse et à la voix éraillée –, et de l’autre Thomas Cousin – le petit gabarit au feutre, aux chœurs et à la Telecaster. Aron chante, Thomas un peu aussi. Thomas joue de la guitare et compose, Aron aussi. Aron porte un gilet veston, et Thomas… itou. Difficile de s’y retrouver. Un tout-en-un où un plus un font plus qu’on ne croit : deux musiciens, quinze instruments, un costard pour deux.

Rémus & Romulus, Abel et Caïn, les frères Corleone du Parrain… L’histoire égraine ses fratricides de triste mémoire. Aron’C, ce serait plutôt l’histoire de deux pas-frangins qui se sont choisis, et prolongent, depuis dix ans, un temps d’adolescence, de guitares saturées et d’antiennes écorchées. À coup sûr, Louise Attaque, Noir Désir, Mano Solo se sont penchés sur leur berceau. Entre-temps, les tempes se sont blanchies, les chics types ont pris leur destin en main, et les clés d’un petit combi qui les fait jouer partout en France. Quinze mille kilomètres par an, un bilan carbone compensé par l’énergie renouvelable que fournit l’émotion de la scène, ce mouvement perpétuel à portée de refrain.

… LA MANIERE

De fil en aiguille, Aron’C aiguise ses coups de cœur dans la gueule sur les routes de France. Frais et dispo, de l’énergie à revendre. Le spectacle se doit d’être spectaculaire et, chanter, un jeu d’enfants.

Sur scène, c’est l’exubérance. Deux hommes-orchestres amateurs de sonorités vintage, forts d’une vitalité salvatrice. On y chante, on s’émerveille, on s’émeut. Un duo qui invite au voyage, sans prise de tête, juste pour la beauté de la rencontre.

L’Art et La Manière, c’est douze plages pour affirmer la nécessité du poète et la beauté de l’humain. Tour à tour lanceurs d’alerte et relais des luttes, les deux auteurs-compositeurs chantent les enthousiasmes et les combats collectifs (La Nuit Debout), la chasse

aux sorcières des saltimbanques (L’Intermittent), les vanités des courses guerrières (Les Chrysanthèmes), les hymnes aux fantaisistes (On ira danser, L’Art et La Manière, Mes mains ma guitare), les rencontres urbaines (Quelqu’un quelque part, La Ruelle, Le ciel peut nous attendre) et les pas chassés sentimentaux (Otra vida, Nuit d’ivresse). Il y est question de l’autre, d’amitiés plus ou moins ivres, de fraternité surtout, une fraternité qu’ils se sont choisie.

Dix ans d’indépendance revêche, et nous voilà ce soir. Alors que L’Art & La Manière, leur quatrième album, sort de l’atelier, Aron’C présente un tout nouveau spectacle*. Les tendances phares de la maison se confirment : énergie franche, camaraderie salutaire, musique effusive, sourire fraternel. Du sur mesure.

* Aron’C bénéficie du soutien de La Maison de l’Eau d’Allègre-les-Fumades, du Conseil Général du Gard et de la Fémag (Fédération des musiques actuelles du Gard).