Mélie Fraisse

La chair rugueuse d’une électro organique parfois saturée, une voix fragile pour une pop immersive en anglais. Premier Prix de violon puis Ingénieur du son diplômée du CNSM de Paris, Mélie Fraisse aborde la musique par le son, son traitement, ses signaux électriques.
Les huitres, l’art modeste, les origines italiennes de la cuisine et des gens, l’exubérance et l’impudeur sonore, les spectacles de musique et de danse chaque été avec les cousins : c’est à Sète, les pieds dans la mer, sous le regard de Brassens et Paul Valéry qu’elle nourrit un respect pour le mot populaire. Ses passages dans les conservatoires et autres grandes maisons finissent de bâtir la colonne vertébrale de ce qui sera son esthétique musicale, pour les autres et aujourd’hui pour elle.
Beth Gibbons, J.S. Bach, Pinkfloyd, Prokofiev, Metronomy, Kraftwerk, The Doors, elle nourrit ses influences dans la sensualité, les profondeurs de la matière sonore et de l’écriture musicale, la transe et l’envoutement.
Une poésie dans un cynisme doux, des chansons sur la vie, traitées par des atmosphères, des couleurs, des ambiances. Un mot souvent revient : Mélancolie, celle que l’on refuse parfois mais que l’on aime doucement.