Kaléï

Ce serait la rencontre d’une voix, d’une guitare et de percussions.
Ce serait un trio qui invente son chemin.
Ce serait le goût pour la langue française qui prendrait d’assaut les bastions du rock.
Ce serait groovy, tout de même.
Ce serait un précipité d’énergie, où le grain de la voix répond à la force de la musique.
Ce serait un groupe osant l’électrique comme l’acoustique.
Ce seraient des textes parfois drôles, parfois acides, qui piquent là où ça fait mal et frottent en douceur les plaies quotidiennes.
Ce seraient des fables musicales à compléter soi-même.
Ce serait un putain de groupe de rock’n’roll.
Ce seraient trois garçons qui préparent leur second album.
Ce serait un trio qui résisterait aux définitions trop évidentes.
Ce serait une couleur flamboyante, oui.
Ce seraient des textes réalistes qui ne renoncent pas à la poésie.
Ce serait un groupe à voir absolument sur scène.
Ce serait un conseil que l’on se donne, le soir, dans un troquet : « Tiens, tu connais Kaléï ? tu devrais
écouter. »
Ce serait une bonne nouvelle.
Ce serait un grondement qui fait vibrer le ventre, un sourire qui nait sur les lèvres, un battement qui
agite les jambes ; et un frisson qui parcourt le corps, une ivresse, une transe, une extase.
Ce serait une histoire d’énergie et de subtilité.
Ce serait bien plus que ça de toutes façons, parce qu’un texte ne dira jamais ce qu’est une musique.
Ce serait à découvrir de toute urgence.