Francophone les finalistes

LES GROUPES SÉLECTIONNÉS

K!

Les sourires que distribue K! ont la capacité de passer de la  malice à la tristesse sans étapes visibles.  K est la onzième lettre de l’alphabet, c’est aussi dit on la plus rare. Un jour on dira peut-être la K pas comme on disait la Callas, mais plutôt comme on dit parfois la Ringer. Cet article devant ce nom en dit long sur la personnalité de celle qui le porte. Ni drôle, mi triste, toujours forte de son chemin de femme, K! n’impose rien mais montre tout. Comme une cheffe elle mélange les ingrédients et bouscule le sens et les sens.

 

Hasard ou culot ? Peu importe, Karina Duhamel est entrée en musique par la (petite) porte d’un salon de tatouage à Vendôme où un client se demandait comment il allait faire pour trouver un chanteur pour son concert planifié trois semaines plus tard. Celle qui enfant voulait devenir comédienne, goûte alors à la scène et toute sa vie va en être modifié. «Je suis impressionnée par la générosité de l’artiste » dit elle comme un credo. Son premier concert à 12 ans fut celui de Johnny Hallyday en matière de don de soi, elle était donc sur la bonne voie.

Ce concert initial fait de reprises de rock l’entraine à rejoindre pendant dix ans un groupe de bal. Avant elle, Liane Foly ou Olivia Ruiz en firent autant et toutes disent : « C’est la meilleure école pour apprendre ».

 

Le tour du bal s’achève, un duo se crée et K! touche à l’écriture, commence à avoir envie d’y croire. Croire que c’est possible pour la fille d’un ex footballeur professionnel fan de musique de film disparu bien trop tôt.

 

L’arrivée à Paris n’a rien de doux, son acolyte ne suit pas, la descente est rapide, l’envie s’amenuise. L’épuisement gagne jusqu’au jour où un piano tombe du ciel à côté du bateau qu’elle occupe sur la Marne avec ce mot écrit dessus «  A toi de jouer ».

« L’adultère » qui ouvre ce premier album voit le jour dans ces années là. Adolescente, « La ballade de Jim » d’Alain Souchon berçait son imaginaire, Brel l’intéressait déjà, alors les mots viennent naturellement. Des mots cash des mots qui vont droit au but (« Entre mes jambes »), et qui n’hésitent pas à faire rimer truc avec Bar le Duc. Son vocabulaire et sa musique ne cèdent en rien à la mode et parfois surgissent du passé des sonorités ainsi que des locutions tendres. Réduire K! à ses mots serait une sacrée erreur… Le « Blue Monday » de New Order ou le punk électro des B52’s sont passés par là et elle en saupoudre depuis son format chanson. Un autre binôme lui apprit à faire bouger, à faire que ca sonne rock. Lui envolé, après un premier EP en 2014, K! part seule et sans peur apparente sur les routes avec son « Fantastik show ». 80 dates plus tard, l’envie de l’album s’impose enfin.

 

C’est Charles Denner et son hymne aux femmes dans « L’homme qui aimait les femmes » de Truffaut qui ouvre le bal en introduction de « L’adultère », le ton est donné : cet album sera féminin ou ne sera pas. De façon certaine à la fin de ces dix titres on connaît mieux Karina Duhamel, même si la pudeur embue les mots. On connaît surtout mieux sa vision du féminin, toutes les femmes peuvent se retrouver dans « Le chemin » : « J’ai fait du parachute suspendu à des rêves, j’ai câliné des brutes qui me disaient crève ! ».

 

Sur cet album on tape volontiers du pied sur les chansons narratives qui se nourrissent de son observation du monde. Elle ne juge guère, grossit volontiers le trait, fait son boulot d’artiste en somme : « Mes chansons sont sociétales sans en avoir l’air »

Maintenant en trio avec Samuel Cajal qui cosigne « Dors » qui conclue l’album et Matthieu Le Sénéchal,  K! sur scène en vraie medium manie l’humour avec dextérité, mais  le sourire sombre parfois dans le noir. C’est comme ça la la la la !

 

Quand K! ne chante pas, elle est sur un autre piano, celui des cuisines où elle nourrit les autres artistes, ceux qui font les Zénith, les Olympia qu’elle fera peut être bientôt un jour. (Ou pas !). C’est un autre métier mais un peu le même, on mixe, on improvise avec rigueur et surtout on partage.

 

K! a et a eu plusieurs vie, l’obsession reste la même : donner du plaisir. Elle montre à son tour sa générosité, elle a donc gagné son rêve. Ça vaut le coup de tout commencer maintenant !

jules nectar

Jules Nectar est auteur compositeur interprète.

Il évolue constamment entre les cases dans lesquelles on est tenté de le ranger et aime jouer avec les contrastes. Des colorations pop avec des mélodies accrocheuses qui restent longtemps en tête. De la folk-song à la française avec des harmonies vocales et des guitares acoustiques très présentes. Des pointes d’électro avec des sonorités synthétiques ou trafiquées. Des paroles qui décrivent avec détachement, ironie et poésie des instants, des émotions ou des sensations qui touchent. Des arrangements à la légèreté réconfortante sur des textes mélancoliques où l’optimisme affleure toujours.

Sur scène Jules Nectar est accompagnée par Milu Milpop, une DJ issue de la scène électro polonaise à la voix magnifique et par Clément Foisseau, un habitué des scènes et festivals rock.

Un mélange étonnant au service d’une chanson moderne, sincère et dynamique.

 

HISTORIQUE

2018 : Sortie du 2ème album « nos rêves » / Programmation aux festivals « Région(s) en scène », « voix de fête », « Sémaphore en chanson », « chantons sous les pins », « printival », « place aux artistes », « festiv’adour ».

2017 : Prix du jury aux rencontres Mattieu Cotte du « Sémaphore en chanson », dispositif LA FABRIQUE A CHANSONS (Sacem) en partenariat avec Le Bijou (Toulouse) / 1ère partie d’Albin de la Simone (Toulouse) / résidence et tournée de 11 dates en Gironde (Iddac) / Réalisation de 3 clips.

2015/2016 : Nouvelle formation scénique en trio / Sélection Régionale aux INOUIS du Printemps de Bourges / Rencontre avec Cyrille Cholbi (CHOLBIZ Management, production scène) / Mise en place d’une stratégie de
développement du projet / Enregistrement d’un EP avec Pierre Rougean / 1ère partie de Vianney et des Innocents / Prix ADAMI et UNAC au tremplin « Vive la reprise » / Passage radio sur France inter (Philippe Meyer « la prochaine fois je vous chanterai ») / Prix de la meilleure chanson de composition au concours Claude Lemesle / Concerts au Frankreichfest de Düsseldorf (ALL).

2013/2014 : Nombreux concerts en solo / 1ères parties (Alex Beaupain, Zaza Fournier, Aldebert, Amélie les crayons)

2011/2012 : Rencontre avec Pierre ROUGEAN, (Editions NOS FUTURS MUSIC) / premier album autoproduit « au fond d’une heure oubliée ».

 

DISCOGRAPHIE

2018 : 2ème album
« nos rêves ». Enregistré, mixé et réalisé par Pierre Rougean.
2015
: EP 5 titres, réalisé avec le soutien SACEM
préproduction Editeur / NOS FUTURS MUSIC
2012 
: 1er album « Au fond d’une heure oubliée » (réalisation Pierre Rougean / Editions NOS FUTURS MUSIC)

 

SUR SCENE

Jules Nectar : chant, guitare.
Clément Foisseau
 : guitare, basse.
Milu Milpop
 : chœurs, machines, clavier, caisse claire

Concerts passés (liste non exhaustive)
Festivale Détours de chant (Toulouse), les BIS de Nantes, Festival Chantons sous les Pins (Saint Vincent de Paul), Festival Sur un plateau (Luxey), Frankreichfest (Düsseldorf), Festival Fédéchansons (Paris), Festival Musicalarue (Luxey), Festival Chanson de Parole (Barjac), Festival DécOUVRIR (Concèze), OFF d’Avignon (Scène ADAMI sur 3 jours), festival une chanson peut en cacher une autre (Stavelot Belgique), Le Bijou (Toulouse), Forum Léo ferré (Ivry), le Limonaire (Paris), Chez ta mère (Toulouse), La Gespe (Tarbes), Lo Bolegason (Castres), Le Métronum (Toulouse)…

TIOU

Chanson française ébouriffée

 

Chanteur à fleur de peau, charismatique et théâtral, le verbe haut, Tiou conte ses humeurs de comptoir, fredonne l’amour et ses bons coups.

De la tendresse à l’humour noir, de la poésie aux mots crus, c’est entouré de musiciens nourris de jazz, de rock, d’électro, de blues et de hip-hop qu’il se joue avec talent et malice des styles musicaux.

 

Guidés par leurs émotions et leur énergie, Tiou et ses acolytes ébouriffent la chanson française et, de bal punk en chants du cygne, nous accompagnent dans notre errance moderne.

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Débutant sa carrière en solo en 2009 à Bordeaux, Tiou se fait remarquer par Karine Esteban (la route productions) qui devient sa manageuse. Soutenu par plusieurs dispositifs de la région (IDDAC, OARA ou encore le festival Musicalarue de Luxey), c’est après plus de 150 concerts et un album intitulé “Paradoxes” enregistré chez « Edgar de l’est » que Tiou s’entourent de musiciens (batterie, basse, claviers, guitare). Rapidement, des portes leur sont ouvertes.  Notamment lorsqu’ils remportent les bravos du public de la scène découvertes « Alors… Chante ! » de Montauban en 2012, leur permettant d’entamer une tournée nationale.

Entre festivals (En bonne voix, chantons sous les pins, Musicalarue, Polysons, le festival darc, détours de chant, etc…) et premières parties (Arno, Carmen Maria Vega, Tryo, Julien Doré, Joseph d’Anvers ou encore Luz Cazal…), Tiou divulgue un premier spectacle haut en couleurs où l’on peut le découvrir généreux et bourré d’énergie.

 

Ils enregistrent alors avec l’aide de “l’autoproduction de la SACEM” leur premier EP « on est des gosses » et continuent à parcourir les salles de concerts nationales, l’essentiel de leur travail se déroulant principalement sur scène.

 

Aujourd’hui, travaillant désormais avec le label indépendant « les Disques d’en face », l’association “Persiste et Signe” et la boîte de booking “Réseau Makkina”, ils ont terminé la création d’un nouveau spectacle en quintet, en trio et en duo et préparent leur premier album.

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Pierre Luquet (ex chanteur des « becs bien zen » et directeur du « réseau makkina » , chargé de diffusion )

 

Tiou est un chanteur-né. Un vrai Poète. Une âme pure.

C’est un de ces monuments en devenir de la Chanson à Textes (et à Musiques) d’aujourd’hui.

Sa plume, élégante, est digne des plus grands; …A la fois délicate et percutante, son écriture nous touche et nous bouleverse, et c’est parce qu’elle nous parle, là, dans nos sensibles profondeurs.

Bien que ce jeune homme, fort d’une expérience certaine de la scène, sache y garder une légèreté et une joie communicative, le public, lui, se laisse à coup sûr emporter par ce charisme et cette voix pleinement habités, entre Brel et Gainsbourg… avec pourtant un style et une identité bien à lui, le tout portés par des musiciens complices, qui posent avec finesse le décor sonore idéal; mélange d’énergie, d’images et de sentiments….

Le public écoute, s’abreuve, conquis dès les premiers instants, comme électrisé devant cet être si généreux…

Et tout l’Univers est là, entre ses mains, entre ses mots.

Tiou, c’est cette force de la jeunesse éternelle! La vitalité, la gouaille, parfois même l’insolence, mais toujours l’amour et la tendresse en dernier recours. Il nous livre le témoignage d’un vécu entier et sincère, offert, comme les tableaux féeriques et colorés de ses rêves précieux, ceux qu’on ne devrait jamais laisser filer, et qui ne se décrivent si bien, souvent, qu’en Poésie !

Tiou, c’est tout ça : Un équilibre parfait entre la folie de l’Esprit Libre, et la raison du Cœur.

 

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Boris Gasiorowski programmateur du « théâtre de La Reine Blanche » à Paris.

(…) Très bon auteur interprète, multi-instrumentiste, poète généreux, chanteur, slameur… Il nourrit son répertoire de textes sentimentaux, conscients voire futuristes ! A fleur de peau, plein de panache, charismatique et théâtral, on le nommerait volontiers digne héritier de Jacques Higelin… A suivre de très près ! »

 

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