EDDY CRAMPES

Toulousain d’adoption, Eddy Crampes, né en 1978 a été joueur de tennis puis professeur des écoles. Après une année passée à enseigner en Roumanie, il décide à son retour de tout arrêter pour ne plus se consacrer qu’à la musique. Initié à la variété française et aux titres étrangers en écoutant l’autoradio paternel : les Floyd, des musiques surf,
puis les Beatles, les Stones… ses copains érudits l’ouvrent également à l’éclectisme musical.

Il admire Gainsbourg et Nino Ferrer, mais aussi le rock bruitiste de Sonic Youth et The Jesus & Mary Chain. Fin 90 il «tombe dans la musique» avec un groupe néo-métal : Sibyl Vane (Pierre Dutrey, Stéphane Sapanel, Bernard Cabarrouà). Suivront Michel & Michel début 2000, le No moustache orchestra en 2006, puis une carrière de musicien solo sous son nom . Il peaufine et cisèle ses concerts sur une base de textes minimalistes portés par des mélodies aux accents anglo-saxons : «Je veux être compris, essayer de garder la culture de la littérature française tout en conservant le son». Eddy Crampes est à mi-chemin entre Nick Drake pour la mélancolie, le timbre velouté, le sens aigu de la mélodie, et Syd Barrett pour le coté imprévisible et irrémédiablement étrange de sa musique.

En 2013 on entend parler de lui par l’intermédiaire de Julien Gasc (Aquaserge) qui l’invite sur son album solo pour reprendre en tandem Together de Harry Nilsson, devenu en VF le poignant Ensemble.

Eddy Crampes apparait ces temps-ci à la surface du réseau LA SOUTERRAINE, inestimable labo et observatoire de ce qui se trame d’enthousiasmant dans l’underground qui chante en français.

En 2016 il sort un album éponyme chez Objet Disque ( Co-edition :  Almost Musique – Warner Chapell) et nous livre un opus fait d’ embardées rockab’, de folk hors du temps ou de ballade éthérée. Au petit jeu des comparaisons nationales on peut penser à Erik Arnaud, Frànçois Marry, Sammy Decoster, Mustang ou même Dominique A. L’album rentre en playliste sur France Inter en Juillet 2016.
En concert il fait les premières parties de Bertrand Belin, Rodolphe Burger, Nouvelle Vague, Troy Von Balthaz