DALVA

Derrière le projet DALVA, il y a Johann, chanteur multi-instrumentiste et auteur d’un précédent EP ‘Mercenaire’ en 2013 auquel les webzines et blogs musicaux ont réservé un accueil chaleureux et dont deux titres figurent à la bande originale du long métrage de Jonathan Taieb, Stand sorti en juin 2015 sur les écrans français.

Après deux années de concerts et d’écriture, DALVA s’est attelé à l’enregistrement de nouveaux titres avec l’ingénieur du son et batteur Christian Sotomayor (Emmanuelle Parrenin, Seb Martel, Jeff Mills, Kids are dead), titres destinés à figurer sur son nouvel EP ‘Enfance Dorée’ qui est sorti le janvier 2017.

Produit par le microlabel Rockers Die Younger (She Owl, Darren Cross), l’EP ‘Enfance Dorée’ fait la part belle à l’hybridation musicale : groove entêtant, guitares folk matinées de sons électro, cordes lo-fi, synthés distordus, autant de matières sonores dans lesquelles sont sculptées les émotions qui traversent un EP à la tonalité mélancolique et orageuse.

Les textes de DALVA sont sibyllins mais puissamment évocateurs, double-sens et second degré en embuscade. C’est avant tout une certaine littérature qui les imprègne, celle qui fait vibrer, qui secoue, qui explore les tréfonds de l’âme humaine. Dans cet EP, DALVA évoque le déracinement et les réminiscences d’une enfance africaine (Enfance dorée), questionne ce que la vie donne à voir à un esprit trop lucide (Entre les lignes), ou s’amuse de l’ensorcellement érotique d’un béké dans la moiteur de Basse-Terre (Basse-Terre).

Sur scène, DALVA est accompagné par le batteur et guitariste Thomas Martinez (In the canopy), véritable complice musical qui a enregistré également les batteries sur l’EP ‘Enfance Dorée’. Le duo se présente sur scène, dans une configuration épurée, résolument rock, volontairement à distance de l’orchestration de l’EP.