COMETT

Après le très onirique « My reality is your fiction », Comett signe son retour avec un album plus rugueux et plus complexe.

Comett est un duo de musique pop alternative fondé en 2009, composé de Alexandre (Guitare/Claviers/Chant) et Julien (Batterie/Programmation), avec la particularité d’être basé entre Paris et Tours.

Lors de leur premier album JD Beauvalet (www.lesinrocks.com) écrivait que « c’est bien du cosmos que dégringole cette pop avec des étoiles, dans toute sa démesure et ses ambitions ». BACK TO REALITY, superbe collection de 8 chansons, conserve le côté pop et délicat du duo, mais se muscle de chansons plus rocks, et plus organiques, faisant honneur à ses influences principales : Radiohead et The Notwist.
Après un premier album « My reality is your fiction» réalisé sur la longueur (4 ans), ce dernier opus a été enregistré en studio en l’espace de 15 jours.
Comett est parti s’enfermer à Saint-Clais (72) au tram 28 studio afin de bénéficier de l’expérience de Fabien Tessier (The Appartments, 49 Swimming pool, Pagan poetry), et d’obtenir un album plus organique et plus énergique, n’écartant pas pour autant les couleurs synthétiques qu’affectionne le duo.

C’est précisément par une ligne basse synthétique, sombre et frénétique, que s’ouvre cet album, avec la chanson « Love 2.0 ». Un morceau au refrain ciselé et flanqué de guitares tranchantes s’achevant sur un final pour le moins surprenant, groovy et down tempo, brisant la chanson en deux parties comme aime à le faire le duo.

Tout au long de l’album, le duo aime brouiller les pistes ! N’hésitant pas à entrechoquer des guitares écorchées et des synthétiseurs abrupts, avec des guitares acoustiques clinquantes ou des pianos feutrés.
Le duo Comett n’oublie pas qu’il reste avant tout un groupe de pop musique en proposant des mélodies et refrains entêtants comme sur « You only live Once » ou le très dansant « Dancing at the Paradise ».
L’album ayant été composé davantage live, on retrouve également des chansons très rocks assises sur le couple guitare/batterie, telles que « Inside my head » et « Animal », qui soulignent le côté plus sombre de ce second essai.

Contrairement au premier album, qui narrait une histoire, ce second album traite de thèmes plus personnels et intronise subtilement le chant en français sur quelques titres (« Love 2.0 » ; « You only live once »). Il est d’ailleurs traité franchement et sans cliché dans la chanson très envoûtante « Ma réalité », qui trace une dichotomie fine entre une production purement électronique et la chaleur des instruments.

L’album se termine sur la chanson éponyme « Back to reality » simple et absente de tout subterfuge qui marque réellement l’arrivée de Comett dans sa maturité musicale.

Tout en préservant son univers bien trempé, Comett évolue vers une musique plus complexe et organique, se fondant harmonieusement au côté raffiné et dansant de sa pop musique.