AUSTERLITZ

Après une énième soirée finie à parler d’une admiration commune pour Olivier Messiaen, Chick Corea ou Tony Banks, Gil et Nicklaus décident d’unir leurs forces pour écrire de la musique ensemble et affirmer qu’une pop d’auteur, complexe et savamment arrangée n’est pas morte, celle des Beatles, de Tears for Fears, de Depeche Mode, une pop faite par des musiciens plus que par des producteurs, jouée par un groupe.
Alors ces deux songwriters multi instrumentistes équipent leur propre studio dans lequel ils composent, arrangent, enregistrent, fabriquent des claviers, testent des branchements inédits et lancent des plugins fait maison.
En chemin ils rencontrent Jocelyn Soler, batteur flamboyant, pour devenir AUSTERLITZ, un trio de musiciens au don d’ubiquité, actifs sur les scènes rock et électro (The Name, Apollo, Verlatour, Gatha, Orkestronika, Léa Mahjun, pages21, Wolves and Moon…) rassemblés pour délivrer un son vif, des arrangements millimétrés, et des mélodies accrocheuses.
Son style, AUSTERLITZ l’a baptisé Rock Asymétrique, un mouvement libre, curieux, instinctif qui défriche des terres inconnues du continent Rock. Tel un groupe de recherche, il tente de créer un mainstream d’avant-garde à grands renforts d’accords singuliers, rythmes et structures inattendues tout en garantissant le hochement de tête et l’invasion mélodique !
Sur scène, Gil, chanteur lunaire à la basse saturée, Nicklaus, nu-geek aux claviers DIY et solos de Moog, et Jocelyn au jeu de batterie hédoniste défendent une esthétique pop combinée à une énergie rock dans une démarche contemporaine.
Après un premier LP en 2010, suivi par un deuxième inédit en 2012 et une série de singles videos, le trio étanche sa soif de créativité en livrant un nouvel EP baptisé JAPAN, auto-produit de A à Z, mixé par Laurent Jaïs (Amadou et Mariam, Damon Albarn, Arthur H…) ou par Philippe Weiss (Benjamin Diamond, Yelle, Sella Sue…). Inspiré par l’électro pop japonaise (Yellow Magic Orchestra, Akiko Yano, Sōtaisei Riron) cet EP jette un pont entre Paris et Tokyo, raconte le voyage au Japon d’un robot miniature pour retrouver sa fiancée…
Love song énergisante, chanson documentaire, ballade impressionniste, ou encore formule mathématique, AUSTERLITZ ne se refuse rien, dans un style qui, à l’image du traditionnel drapeau au soleil levant, envoie ses rayons partout où son imagination trouve matière